Dès le mois de mars, plusieurs écoles ont appris qu’elles subiraient une fermeture de classe à la rentrée 2026. Plan de suppressions de postes acté par 49.3 dans le budget d’économie de guerre Macron-Lecornu qui prévoit 4000 suppressions nationalement.
Mais les personnels et les familles ne l’acceptent toujours pas. Au nom de quelle guerre faudrait-il saigner nos services publics pour financer l’armement ? Car si la baisse démographique est le principal argument avancé pour fermer des classes par dizaines, chacun aura bien compris que l’argent, il y en a, mais certainement pas pour l’Education Nationale. C’est d’ailleurs la première fois, depuis la seconde guerre Mondiale, que le budget de l’Armée a dépassé celui de l’Education.
Plusieurs écoles se rassemblent en collectif : les parents ne veulent pas gagner pour leur école mais pour que toutes les annulations de fermeture soient satisfaites
Dans cette situation, plusieurs parents ont décidé de ne rien lâcher pour obtenir l’annulation des fermetures prononcées. Ils se sont constitués en « collectif des écoles 76 mobilisées contre les fermetures de classe ». Cinq écoles se sont mises en ordre de marche : Bacqueville-en-Caux, Salengro de Grand Quevilly, Beuzeville-la-Grenier, Maternelle Renaissance du Havre et Saint-Aubin-Celloville.





Ils multiplient leurs actions qui mobilisent largement :

A Bacqueville-en-Caux, les familles se sont organisées pour faire une semaine d’opération école morte, suivie de la grève des deux écoles du RPI, avant de provoquer une manifestation escargot en tracteur sur l’axe Rouen-Dieppe.
Les parents de Saint-Aubin-Celloville ont tenu des rassemblements mobilisant largement.

Le collectif a adressé un courrier à la Direction Académique et au Préfet dans lequel il prévient :
<< Nous avons déjà réalisé des rassemblements, des opérations « école morte », des pétitions, des opérations escargots qui témoignent de notre colère et de notre détermination. Dans cette situation, nous posons la question de continuer notre mobilisation à la rentrée 2026 jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction. >>
Sans réponse à leur courrier, les familles se sont rendues à Rouen pour les instances de carte scolaire le 24 juin.
Le CSA s’est d’abord tenu le matin avec la présence des écoles de Beuzeville-la-Grenier et Saint-Aubin-Celloville


Puis rassemblement à 17h devant la préfecture avec toutes les écoles du collectif


A l’issue du CDEN, la DASEN annule la fermeture pour une seule école du collectif
Lorsque la FNEC FP FO quitte seule le CDEN, elle rejoint les parents des écoles de Saint-Aubin-Celloville et Bacqueville-en-Caux qui sont restés plus de 3 heures sous une chaleur écrasante pour clamer leur colère.
Le syndicat les informe qu’une seule mesure d’ajustement est prévue : la DASEN renonce à ouvrir dans une école du Havre, laissant deux classes de PS et de PS/MS à 31, pour donner satisfaction à une seule école du collectif. C’est inacceptable.
Une maman d’élève répond spontanément << Ce n’est pas ce qu’on leur demande ! On ne veut pas déshabiller Paul pour rhabiller Jacques ! On veut l’annulation des fermetures de toutes nos écoles ! >>
La colère éclate de plus belle. Un petit groupe de parents des écoles de Bacqueville-en-Caux et Saint-Aubin-Celloville décide d’aller à la sortie du CDEN pour interpeller la DASEN : Vidéo ICI
Un cafouillage de la part de l’IEN pour l’école de Saint-Aubin-Celloville
Et comme si les mesures du CDEN ne suffisaient pas à alimenter l’indignation des familles et des personnels, l’Inspectrice a appelé la directrice de l’école de Saint-Aubin-Celloville, le lendemain matin, pour lui annoncer que la classe ne fermait plus et de prévenir les familles. Mais quelques heures plus tard, la contre information tombait : la fermeture était maintenue …
Ce cafouillage redonne de l’élan à la mobilisation des parents. Ils l’ont dit, avec l’école de Bacqueville-en-Caux notamment, ils ne lâcheront pas. Les discussions préparent la suite du mouvement pour la semaine prochaine (opérations escargot, blocages …) et pour la rentrée de septembre.
Ils ont tout notre soutien !
De l’argent pour l’école, pas pour la guerre !