
Après le projet de l’école Paul Bert au Havre, c’est le tour de l’école Jean-Jacques Rousseau de Déville-lès-Rouen de se voir imposer un projet expérimental sur l’inclusion.
Le mot « projet » est d’ailleurs à lui seul ambitieux. En réalité, ce projet nommé « Dispositif Inclusif à l’école » consisterait uniquement à créer 8 places d’IME au sein de l’école, sans même la présence d’un enseignant spécialisé dédié, avec des inclusions généralisées dans les classes.
Il s’agit bien là d‘inclusion systématique et forcée, dans une école – comme la plupart des écoles publiques – déjà confrontée aux réalités de l’inclusion, qui, sous couvert de bienveillance, s’apparente à de la maltraitance institutionnalisée.
Ce projet découle directement de l’acte 2 de l’école inclusive avec l’ambition de créer « 100 IME hors les murs ».
Mais le SNUDI FO le redit : la pédagogie ne peut se substituer au soin !
L’inclusion systématique est une négation des droits des personnes en situation de handicap puisque ces élèves sont directement privés de l’enseignement spécialisé et adapté auquel ils ont droit.
De plus, trop souvent, leur accueil détériore les conditions d’apprentissage des élèves du milieu ordinaire et dégrade les conditions de travail des personnels. Rappelons que les difficultés liées à l’inclusion sont la première cause de souffrance au travail dans le premier degré, de quoi inquiéter l’équipe de l’école qui sera en grève le lundi 8 juin.
Nous avons adressé un courrier au DASEN par intérim et une délégation d’enseignantes sera reçue avec le syndicat.